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2008/06/30

"There are no good men" = "There are no rich men"

"There are no good men" = "There are no rich men"


It's all about the money with women.

Far too many men have realized that women aren't attracted to men with money, they're attracted to the money that men with money have.

The man himself they can take or leave, so long as they have the money, and with divorce laws allowing them to do just that, plenty are opting to leave him.

Fuck 'em.

Stay single, don't let women have any access to your earnings or savings, and don't be afraid to be a slacker either.

Live to impress yourself, not women.

http://uzemandluzem.blogspot.com/

avoid marriage

The reason to avoid marriage isn't just to avoid divorce and child-support.

Most married men live miserable lives where they work their asses off to support wifey and kids and year-after-year the relationship gets worse and eventually reaches a point where the kids are thankless brats and obese wifey is mean, bitch, and insulting and openly expresses her contempt for miserable hubby... while he has resorted to internet porn as the only thing satisfying in his life.

Rather than that misery, he could have chosen to be a bachelor and lived his life for himself.

Having a girlfriend when he wanted, or not.

Buying what he wanted, and living life as he pleased.

http://uzemandluzem.blogspot.com/

2008/06/29

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 15 - La sécurité

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 15 - La sécurité

Enfin, il me paraît clair que le partage des esprits ne se fait pas ici selon la ligne du féminisme: d’un côté les pour, de l’autre les contre. La ligne passe ailleurs. C’est celle de la recherche de la sécurité.

L’indépendance d’esprit est une chose difficile et qui ne s’acquiert que progressivement dans une vie. Elle réclame, entre autres, de renoncer à la sécurité que représente la pensée de groupe, d’assumer seul et à ses risques les conséquences de ses idées et de ses gestes.

Il est plus facile d’accepter de se fondre dans des idées communes et de renoncer à ses responsabilités spirituelles au profit du groupe. Être membre d’une Église comporte ses avantages psychologiques.

C’est de ce côté que penche aujourd’hui l’idéologie véhiculée par les porte-parole du féminisme, avec la sacralisation de la cause et l’insistance sur les responsabilités collectives.

Cela demeure encore très près des grandes mythologies qui ont embarrassé la pensée de gauche depuis un demi-siècle. Hors de la gauche point de salut.

La gauche aujourd’hui se cherche un nouveau terreau intellectuel après l’échec de son dogmatisme. Elle doit entre autres redécouvrir les vertus de la démocratie, du marché et des libertés fondamentales. Retour à la case départ.

Le féminisme aussi se débarrassera de sa gangue dogmatique, comme d’une maladie infantile. Trop de ses porte-paroles viennent encore des milieux universitaires et syndicaux. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont des endroits où le terrorisme intellectuel l’emporte souvent sur la liberté d’esprit
.

CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 14 - La pensée magique

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 14 - La pensée magique

L’idéologie que l’on accole ainsi au mouvement féministe appartient à un autre âge, celui de la pensée magique.

Elle se caractérise par ce que j’appellerai le collectif totalitaire. Cette pensée tourne toujours, sous diverses formes, autour des mêmes thèmes:

la culpabilité collective, la faute originelle, le rachat, le caractère sacrée de la cause, les tabous. On reconnaît là les éléments habituels de la plupart des religions mais on a vu au 20e siècle des militants « laïcs » reprendre les mêmes formes de pensée.

A côté de cela, la pensée « moderne » fait valoir la responsabilité inaliénable de l’individu, de la pensée et de la conscience personnelles.

Les références des féministes à la culpabilité collective sont continuelles. C’est un des pivots de leur argumentation. Le livre « Polytechnique, 6 décembre » contient le même message d’un couvert à l’autre: celui de la culpabilité générale des hommes dans le massacre perpétré par Marc Lépine. Monique Bosco écrit: «...le problème de la culpabilité est au coeur de cette affaire. La faute originelle, si on est croyant, nous enseigne que nous somme tous coupables ».

Tous coupables: voilà exactement ce que le professeur Dorval Brunelle avait à dire aux hommes.

À cette faute collective correspond évidemment une victime collective. C’est toutes les femmes que visait Marc Lépine, qui tirait au nom de tous les hommes. « Chaque femme a pleuré sa propre mise à mort symbolique », écrit Nicole Brossard.

Le recours à la faute collective est un procédé magique. Il s’apparente à la pierre philosophale que recherchaient les alchimistes du Moyen Age et qui leur aurait permis de transformer tous les métaux en or. La faute collective transforme instantanément et automatiquement tous les hommes en coupables, quel que soit leur comportement individuel. Je suis devenu coupable au nom d’une conscience collective qui s’impose de façon absolue.

C’est à ce type d’explication magique qu’avaient recours aussi les terroristes de la Fraction armée rouge lorsque, dans les années 70, ils mettaient des bombes dans des endroits publics pour tuer n’importe qui. « Nul n’est innocent », proclamaient-ils.

Cette « mystique » du collectif a parcouru tout le mouvement gauchiste dans la seconde moitié du siècle. C’est l’héritage direct du marxisme, dernière grande philosophie de type religieux avec sa responsabilité de classe et son salut collectif.

Maurice Champagne invite les hommes à marcher en silence dans la rue pour méditer à leur vieux péché de « rage contre les femmes ». Sacrement du pardon, marche de la rédemption. Quiconque ne participe pas à la grande cérémonie de la repentance a « perdu le privilège de regarder les femmes avec droiture » (Dorval Brunelle).

Greta Hofmann Nemiroff, professeure, raconte comment s’est vécu dans sa classe d’université le lendemain du 6 décembre. Quelques étudiantes s’expriment.

« Les jeunes hommes de la classe, écrit-elle demeurent silencieux. Je leur demande ce que signifie leur silence. Un des plus doux, un jeune homme placide, se lève brusquement. Frappant du poing la paume de sa main, il s’écrie:

Jamais, de toute ma vie, je n’ai été violent envers une femme. Je le crois; je comprends que les jeunes hommes se taisent parce qu’ils se sentent coupables par identification. Afin de transformer leur sentiment de culpabilité en action, je leur demande: Alors qu’est-ce que vous comptez faire?

Le silence s’épaissit. Puis ils me demandent ce que je leur conseille de faire. Vous devez, leur dis-je, prendre position et avoir le courage de vos opinions... » 15

Madame Nemiroff note enfin que seules les filles se sont rendues en chapelle ardente.

Tout est là. La culpabilité collective, le silence interprété comme sentiment de complicité avec la faute, la mise en demeure de se repentir, presque le chantage, l’invitation aux gestes rédempteurs ... Ces jeunes gens se sont retrouvés, entre les quatre murs d’une salle de cours, dans la situation de tous les autres hommes. Madame Nemiroff interprète leur silence à sa façon. Je me permets de penser qu’ils ont aussi refusé le procès qui leur était fait là. Ils ont refusé de se laisser entraîner dans la grande trappe de la faute universelle. Le jeune homme qui répond que lui, il n’a jamais été violent avec une femme, apporte la seule réponse sensée au procès collectif: la responsabilité personnelle.

L’idéologie féministe que l’on nous charrie aujourd’hui est une pensée d’« ancien régime »: celui du dogmatisme.

Autrefois, une pensée sociale universelle s’imposait à tous. On était par exemple Français, catholique et royaliste. C’était, comme on dit aujourd’hui, un « package deal ». On naissait avec ça comme on naît, paraît-il, avec la faute originelle. C’était pensé d’avance pour vous.

La société dogmatique vous englobe dans la croyance collective et fait de l’adhésion à cette croyance une condition d’appartenance sociale.

Toutes les sociétés communistes étaient de ce type. Les sociétés musulmanes traditionnelles y appartiennent encore. Vous ne pouvez vivre en incroyant en Arabie saoudite.

Ce que je lis dans les écrits féministes appartient aussi à ce type de pensée. Vous ne pouvez « regarder les femmes avec droiture » si vous n’adhérez pas au credo impératif de la faute masculine collective et de la nécessité du geste rédempteur.

Il n’est pas étonnant de voir survivre ce mode de pensée. C’est encore celui d’une bonne partie de l’humanité et ce fut à peu près le seul jusqu'au 17e siècle. La vraie révolution des esprits a commencé à l’époque de Descartes, tant en France qu’en Angleterre et en Italie. Le philosophe français nous a laissé un message simple: penser par soi-même. Je suis le seul responsable de ce que je crois, la souveraineté de l’esprit est inaliénable. Nulle institution, nulle autorité ne peut penser pour moi ou servir de référence pour la vérité.

Si nul groupe ne peut m’imposer ses idées, il ne peut non plus me prêter de conscience de « classe ». II n’y a pas plus de vérité collective contraignante que de conscience collective au-dessus de la mienne.

Bien sûr, si je vois autour de moi un groupe humain persécuté et que je m’abstiens d’intervenir, mon abstention est un choix dont je porte la responsabilité.

En implorant chaque homme de se lever et de dire c’est assez, les idéologues féministes veulent, en plus que de nous vendre l’idée de la faute collective, nous convaincre de la réalité du massacre quotidien des femmes. Si si peu d’hommes se lèvent, c’est qu’ils ne croient pas à l’existence de ce prétendu massacre.


CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 13 - Un discours accepté

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 13 - Un discours accepté

Ce discours sur la violence généralisée, sur le martyre perpétuel des femmes et la culpabilité de l’homme s’est répandu dans les esprits. C’est presque devenu un lieu commun. Les médias le reprennent sans jamais le contester et même en rajoutent.

Le 13 mars 1990, deux jeunes femmes sont assassinées dans une boutique de la rue Laurier à Outremont. Une femme qui travaille près de là confie à La Presse (15-03-90): « Que se passe-t- il dans la tête des hommes? (...) Ces choses-là n’arrivent qu’aux femmes ».

Mieux encore, le 16 mars 1990, un journaliste de La Presse écrit sur ce double meurtre:

« Elle (la vigile) visait à protester contre la violence faite aux femmes, dont la tuerie de Polytechnique, le 6 décembre, fut sans doute le triste apothéose et le double meurtre de mardi, la preuve d’une leçon non apprise ».

Une leçon non apprise... Voyez-vous ça! L’homme tue, comme ça, naturellement parce qu’on ne lui a pas fait assez la leçon. Dans le cours de ses activités normales, l’homme promène son chien, va au dépanneur, tond son gazon et puis aussi entre dans des écoles ou des boutiques pour tuer des femmes.

Une leçon non apprise... Finira-t-on par faire comprendre à l’homme que tuer des femmes est plus grave que d’écraser des moustiques?

Le discours des féministes radicales a fait son chemin dans les écrits: il n’y a pas de déments, de détraqués, de monstres, il n’y a que des hommes ordinaires, violents et massacreurs. C’est exactement ce que contient leur discours. C’est un discours de nature raciste où les comportements criminels d’un petit nombre servent à instaurer la méfiance généralisée et même la haine des hommes.


CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 12 - LA MENTALITÉ MAGIQUE

De nos jours la mentalité magique,
enfin chassée des sciences physiques, s’est réfugiée dans les choses sociales.


- Gaston Bouthoul

La violence est un domaine où l’irrationnel tend spontanément à l’emporter sur le rationnel.

- Jean-Claude Chesnay

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 12 - LA MENTALITÉ MAGIQUE

Le discours féministe sur la violence tient à la fois de l’exercice incantatoire et de la conjuration du vilain.


La parole incantatoire est une arme essentielle de l’arsenal des religions et des bonnes causes. La répétition y joue un rôle clé: litanies, chapelets, récitations sans fin des Hare Krishna, etc. Les bonnes causes ont compris la puissance du procédé et ont inventé le slogan, répété à satiété dans les manifestations.

L’expression « la violence faite aux femmes » appartient à la littérature incantatoire. On la répète partout, elle accompagne tous les commentaires sur les faits divers où les victimes sont des femmes. Toutes les statistiques prouvent que les hommes sont plus souvent victimes de violence que les femmes (voir la partie sur les statistiques). On ne parle pas de « la violence faite aux hommes ». L’homme n’est pas une cause. Les formules magiques appartiennent au monde du tabou et des choses sacrées. Dans les belles années du conformisme de gauche on parlait « d’anti-communiste primaire » mais on n’a jamais inventé l’expression « anti-capitalisme primaire ». Les formules magiques sont bien l’expression de la pensée magique. Lire les publications féministes sur la question de la violence équivaut pour un homme à ce qu’était le passage d’un piéton la nuit dans les rues de la Rome antique. Il reçoit sur la tête le contenu des pots de chambre balancés par les fenêtres.

C’est simple: tous les hommes sont des salauds, coupables de « la violence faite aux femmes quotidiennement sous toutes ses formes ».9

La culpabilité des hommes est universelle. Tous coupables et tous complices. L’homme ne peut donc pas se taire. Il doit se déculpabiliser. C’est bien ce qu’écrit une dame de l’Assomption dans une lettre à La Presse:

« Si j’étais un homme, je joindrais ma voix à celles des femmes qui s’élèvent contre les violeurs, les kidnappeurs, les batteurs de femmes et d’enfants. Parce que si j’étais un homme, j’en aurais assez de passer pour un violeur potentiel, un kidnappeur en puissance, un batteur éventuel, tout simplement à cause de certains de mes confrères qui nuisent à la réputation masculine. Mais je ne suis pas un homme et je ne comprends pas que la solidarité entre gens du même sexe soit plus importante que sa propre réputation, que ses propres relations avec les 52 pour cent de la population au féminin. Je suis néanmoins bien heureuse de ne pas faire partie de ce groupe minoritaire. »

C’est clair: les hommes se taisent parce qu’ils sont solidaires. Tous des salauds.
On retrouve une variante du même discours dans un article de Francine Pelletier paru peu après la tuerie de Poly (La Presse 9-12-89).

« Il faudrait surtout que les hommes se lèvent une fois pour toutes et disent: trop, c’est trop! Ce massacre de femmes est totalement inacceptable. Le jour où beaucoup d’hommes se mettront à dire qu’ils ont peur eux aussi de ce genre de comportement, qu’ils en souffrent, qu’ils n’en veulent plus... c’est le jour où les choses vont commencer à changer. Pas avant. »

Les hommes sans doute n’ont pas encore leur ration de massacre!

Écoutons encore l’ineffable Chantal Daigle ? « La violence, mettez-là de côté, les hommes! »

J’ai, bien sûr, été ébranlé par cet appel. Chantal Daigle ...

Jamais à court d’énormités, Louky Bersianik écrit que le massacre des femmes dure depuis 25 siècles, que la violence est généralisée et n’atteint que les femmes.10


Faut-ti être pâmée! Reprends ton souffle, Louky Louke, tu as de bonnes chances d’échapper au massacre et de te retrouver petite vieille dans un monde où les hommes auront crevé dix ans avant toi.

A propos toujours de l’affaire de Poly, une dame Brais écrit dans Le Devoir du 8 janvier 1990 « qu’ils étaient plus d’un à tirer ». Elle ne dit pas combien mais on a compris: tous des tireurs!

Nicole Brossard, elle, écrit que « Marc Lépine était aussi vieux que l’Homme et son mépris pour les femmes » (La Presse, 21-12-89). Donc, tous coupables et depuis des lunes, mon vieux!

D’autres en demandent un petit peu moins, comme cette dame Bédard qui écrit dans La Presse (13-12-89) pour suggérer, comme le duo Champagne Chabot (11) que chaque homme prenne « une part de responsabilité ». Une part seulement, pas tout le massacre, juste une part dans un massacre... comme c’est gentil!


Diane Lamoureux, professeure à l’Université Laval, nous faisait savoir, elle, dans une manifestation le 11 décembre 1989, que le geste de Lépine, loin d’être dément, servait à rappeler aux femmes que « n’importe quand et n’importe où, n’importe quel homme pouvait décider de les agresser et de les remettre à leur place ».

N‘importe quel homme. Tous des tueurs en puissance.

La tuerie est quotidienne ou presque, c’est Armande Saint-Jean qui nous l’apprend:

« ...il ne fallait surtout pas démontrer (à propos de Poly), faits à l’appui, qu’il s’agissait d’une tuerie qui reproduisait, à une plus grande échelle, une tragédie que plusieurs femmes, que toutes les femmes vivent de manière quotidienne. Très tôt, les hauts cris ont été jetés: il ne fallait surtout pas dire qu’en chaque mâle sommeille peut-être un Marc Lépine ».12

Ce n‘est pas rien écrire cela. Imaginez: la vie des femmes est une tragédie quotidienne et on réclame le droit de soupçonner la présence d’un massacreur dans chaque mâle! Et jamais personne ne conteste des discours aussi outranciers et même à la limite racistes.


Dans son livre « Pour en finir avec le patriarcat », Mme Saint-Jean nous avait déjà prévenus de l’existence actuelle et quotidienne de l’apocalypse:

« La violence est inscrite dans tous les instants de la vie des femmes », lit-on à la page 175. Voici maintenant pour le détail, deux pages plus loin:

« Partout, tous les jours, des femmes se font siffler, pincer, tirailler, harceler, palper, mordre, dévisager, gifler, déshabiller, exposer, découper, fendre, lapider, ligoter, labourer, déchirer, enfoncer, défoncer, cisailler, clitoridectomiser, hystérectomiser, infibuler, lobotomiser, électrifier, brûler, tuer. »

Moi, ce que je préfère, c’est palper. Madame Saint-Jean m’apprend par ailleurs que j'applique ces sévices au nom de tous les hommes. La liste est interminable des gestes dégradants et humiliants qui sont tous les jours posés par un homme au nom de TOUS envers une femme individuelle qui nous représente TOUTES.


Revoilà donc le thème cher au féminisme et à toutes les pensées de type magique ou religieux: la culpabilité collective, Nous y reviendrons.

Simone Landry, professeure à l’UQAM, voit tellement de violence partout qu’elle fait des crises de phobies:

« J’ai peur (...) J’ai peur pour moi, j’ai peur pour mes filles. Comme beaucoup de femmes, j’ai connu dans ma vie des périodes phobiques ».


À partir de cette vie de panique, madame Landry juge que cette « lamentable fin de siècle » se caractérise dans toutes les sociétés par « la violence généralisée ». 13 Toutes les études sérieuses disent le contraire mais madame Landry n’en a cure. Elle enseigne sans doute la panique. J’ai peur donc le monde est violent. En raisonnant comme cette universitaire, il faudrait mesurer le degré de sécurité du transport aérien par le degré de peur d’une grande partie des voyageurs. Ce serait évidemment l’hécatombe ... et le contraire de la réalité.

Deux autres universitaires, Maria De Koninck et Diane Lamoureux, s’interrogent sur la santé démocratique d’une société où l’on

« remplace la polémique par les armes dans l’enceinte universitaire. À cet effet, ajoutent les professeures, nous souhaitons une implication des milieux universitaires dans la défense du débat comme mode de règlement des conflits sociaux ». (Le Soleil, 15-12-89)


Heureusement qu’on a du monde savant! Ces gens-la, munis de bonnes « grilles d’analyse », ont observé ce qu’à peu près personne n’avait remarqué: que l’utilisation des armes est courante dans l’enceinte universitaire. On y tient de moins en moins de débats, on y échange plutôt des coups de feu. Un vrai western. Leur appel en faveur de la défense du débat arrive à point nommé. Comme j’ai souvent affaire à la bibliothèque de l’UQAM, je prendrai l’habitude de laisser mes fusils à la maison.

Mais je le ferai à mes risques. Car en réalité, nous sommes en guerre. C’est Lise Rossignol qui nous tient au courant des hostilités. Cette dame s’occupe du Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale. Au sujet du geste meurtrier de Marc Lépine, elle dit que « le geste de cet homme est issu d’une société sexiste qui déteste les femmes ». Un geste normal donc, dans une telle société. On tue, on viole, on bat a tourde bras. « C’est presque la guerre ouverte », nous informe madame Rossignol, correspondante de guerre.

Dois-je ranger mes fusils? Ce n’est pas sur, car Denise Veilleux m’apprend dans une lettre au Devoir du 9 décembre 1989 que « la chasse aux femmes est ouverte a longueur d’année ».

Dans le Montréal Mirror (14-12-89) Paula Sypnowich nous informe que le crime de Lépine à Polytechnique est tout ce qu’il y a de plus ordinaire: « Ce qu’il y a de bien plus important que l’aspect peu exceptionnel du criminel, c’est le caractère peu exceptionnel de son crime ». Et la chère dame, convertie elle aussi en correspondante de guerre, soutient que ces meurtres sont le reflet de « la réalité quotidienne des femmes à Montréal ». Est-ce assez fort de café OU si vous en redemandez?

A peu tout ce qui s’est écrit par ce type de féministes à la suite de la tuerie de Polytechnique est de la même farine: il n’y a rien d’exceptionnel au geste du tueur, c’est tous les jours que les femmes vivent ces situations. C’est la banalisation de l’horreur et de la démence meurtrière présentée comme comportement normal et quotidien de l’ensemble des hommes.


La palme de cette littérature terrifiante revient évidemment à une universitaire, ces gens qui en savent tant! Monique Bosco nous révèle qu’à la suite de la tuerie de Poly, elle a « rêvé à Auschwitz ». « La marche vers le crématoire... » Il paraît qu’«un terrorisme nouveau a été inventé ». Suit l’évocation d’Hiroshima, du Goulag, du Cambodge, des guerres de Corée et d’Algérie, des massacres de Katyn, d’Arménie, de My Lai et d’Oradour. 14

Madame Bosco crie bien haut « qu’on n’a pas le droit de banaliser un massacre semblable ». Mais elle ale droit, bien sûr, de banaliser tous les massacres et les génocides du siècle en les ramenant au geste de Marc Lépine. Comprenne qui pourra! Professeur de littérature, madame Bosco est sans doute plus à l’aise dans la fiction.., et plus spécialement l’épopée.

CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 11 - Le lesbianisme

LE MANIFESTE D’UN SALAUD 11 - Le lesbianisme

Cette militante a converti son refus des hommes en valeur féministe universelle. Rendu là, l’attaque se situe au niveau du sexe de l’homme:

« Il y a des salauds quelque part. Et c’est comme par hasard, au plus près d’elles que les femmes les retrouvent, c’est-à-dire dans leur lit. Et si la colère commençait là comme tout le reste, c’est-à-dire, le pouvoir “machinal” de l’homme. Ce n’est pas dans leur dos que les hommes recevraient les coups d’ongles long-zézérotiques. Mais plutôt là où le pouvoir se durcit. »
Un lesbianisme agressif imprègne une large part du discours féministe doctrinaire.
Qu’on lise ce qui s’est écrit à la suite de la tuerie de Polytechnique: une répulsion viscérale des hommes suinte dans plus d’un texte. Pour plusieurs, l’hétérosexualité est synonyme d’exploitation et de domination. L’ennemi, c’est l’homme. Dans La Presse du 6 juin 1990, Michelle Causse dit “admirer le courage des autres femmes, celles qui acceptent de vivre chaque jour avec l’ennemi”. J’ai lu dans un numéro de La Vie en Rose que “l’amour (hétérosexuel) est un leurre qui mène les femmes tout droit à l’esclavage” (juin 1982, p.37).
Cela dit, la question ici n’est pas de savoir dans quel sens il faut prendre Cupidon. Chacun ses goûts. Certaines féministes aiment bien voir un complot anti-lesbiennes, partie d’un plus vaste complot contre l’autonomie des femmes. Le lesbianisme, en tant que rejet des hommes, serait la menace des menaces au pouvoir masculin. Ce n’est pas une bien grosse menace ... il suffit de regarder ailleurs.
Les délires verbaux faits au nom de l’idéologie sont toujours suspects. Il me semble clair que le procès fait aux hommes s’inspire d’une agressivité qui ne trouve pas ses explications dans des causes objectives. Quand des auteurs s’en prennent agressivement au sexe de l’homme et qui nous colle là-dessus l’étiquette du féminisme, je dis que c’est de l’escroquerie. Le féminisme a bon dos.


ÇA VA FAIRE!

J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

Marriage Breakdown Costs Taxpayers at Least $112 Billion a Year

Marriage Breakdown Costs Taxpayers at Least $112 Billion a Year

First-Time Research Reveals Staggering Annual Taxpayer Costs for Divorce and Unwed Childbearing

In first-ever research, a new report quantifies a minimum $112 billion annual taxpayer cost from high rates of divorce and unmarried childbearing.

It identifies national, state and local costs which account for more than $1 trillion in the last decade.

This landmark scholarly study, entitled “The Taxpayer Costs of Divorce and Unwed Childbearing: First-Ever Estimates for the Nation and All 50 States,” was released on April 15th at the National Press Club by four renowned policy and research groups—Institute for American Values, Georgia Family Council, Institute for Marriage and Public Policy, and Families Northwest.

“This study documents for the first time, that divorce and unwed childbearing—besides being bad for children—are also costing taxpayers a ton of money,” said David Blankenhorn, president of the Institute for American Values.

“Even a small improvement in the health of marriage in America would result in enormous savings to taxpayers,” he continued. “For example, a 1 percent reduction in rates of family fragmentation would save taxpayers $1.1 billion.”

“These costs are due to increased taxpayer expenditures for anti-poverty, criminal justice and education programs, and through lower levels of taxes paid by individuals whose adult productivity has been negatively affected by increased childhood poverty caused by family fragmentation,” said principal investigator Ben Scafidi, Ph.D., economics professor at Georgia College & State University.

“Prior research shows that marriage lifts single mothers out of poverty and therefore reduces the need for costly social benefits,” said Scafidi.

“This new report shows that public concern about the decline of marriage need not be based only on ‘moral’ concerns, but that reducing high taxpayer costs of family fragmentation is a legitimate concern of government, policymakers and legislators, as well as community reformers and faith communities.”

“This report now provides the basis for a national consensus that strengthening marriage is a legitimate policy concern,” said Blankenhorn.

“The report’s numbers represent an extremely cautious estimate, a lower-bound figure, and have been vetted by a group of distinguished scholars and economists who have attached their names as advisors to this report.”

These numbers represent real people and real suffering,” said Randy Hicks, president of Georgia Family Council.

“Both economic and human costs make family fragmentation a legitimate public concern. Historically, Americans have resisted the impulse to surrender to negative and hurtful trends. We fight problems like racism, poverty and domestic violence because we understand that the stakes are high. And while we’ll never eliminate divorce and unwed childbearing entirely, we can certainly be doing more to help marriages and families succeed.”

Sheila Weber, Director of Communications, Institute for American Values, sheila@americanvalues.org, cell: (646) 322-6853

Institute for American Values, 1841 Broadway, Suite 211, New York, NY 10023, Tel: (212) 246-3942, Fax: (212) 541-6665

2008/06/28

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 10 - Le procès de l’homme

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 10 - Le procès de l’homme

Ce jour-là, je marchais lentement, fidèle à cette habitude que j’avais prise de ne regarder que les femmes, comme pour me rassurer sur l’humanité
Nicole Brossard

Un jour, un jugement sera rendu par une Dame Salomon.

Elle tranchera le différent entre les sexes en renversant la situation tout simplement.

Puisque l’Homme se distingue par sa force musculaire et son agressivité maladive, qu’il serve aux travaux d’Hercule et qu’il s’exhibe dans les foires.

“Et puisque la femme se distingue par ses qualités humaines, que ce soit elle qui gouverne le monde”.

Le féminisme a instauré un véritable procès de l’homme.

Les Dames Salomon ont instruit le procès sous deux accusations majeures: violence généralisée et culte du pouvoir. Suivent des chefs d’accusation subsidiaires sur le savoir, la littérature, la langue, bref sur à peu près toutes les œuvres du Vilain.

Nous examinerons une à une les pièces du procès en commençant par la question de la violence.

Mais avant tout, il faut s’informer sur le contexte général du procès lui-même. Cela ressemble à une procédure d’Inquisition. Le Grand Inquisiteur jugeait du haut du trône incontestable du bon droit que confère la possession de la Vérité. Devant lui, l’Erreur, qui n’a pas de droit. Le Bien, le Mal.

Cela porte un nom: le manichéisme, soit la division du monde en bons et méchants. Tout le procès de l’homme sera fait sous le signe du manichéisme. Même en littérature, la Dame Salomon rejettera les œuvres prétentieuses des hommes pour nous faire découvrir la parole nouvelle des femmes.

Le plaidoyer féministe nous enseigne en gros que les valeurs des hommes sont celles de la domination, de l’agression et de la destruction. Les femmes incarnent, par contre, des valeurs de vie, de douceur et de compassion. Le mythe du bon sauvage qui fut tant en vogue au 18e siècle s’est converti en mythe de la femme bonne.

Ce mode simpliste de pensée n’est pas propre au féminisme. Les idéologies fonctionnent habituellement sur le même principe. Le Nazi a eu son Juif, le Communiste son Ennemi de classe, le Gauchiste son Impérialiste. La mobilisation des esprits ne saurait se faire, dirait-on, sans l’existence d’un grand Satan.

Le grand Satan du féminisme fait la guerre, bat les femmes, est assoiffé de pouvoir, détruit la planète, pervertit l‘art et la connaissance. C’est l’homme, c’est tous les hommes de tous les temps dont Marc Lépine n’est rien d’autre qu’une copie conforme.

Certaines Dames Salomon réclament, pour la forme, une enquête avant le procès. En décembre 89, Monique Bosco lançait une pétition pour exiger une enquête publique sur la tuerie de Polytechnique. Une enquête pour éclaircir quoi? La pétitionnaire ne le dit pas. Mais trois mois plus tard, elle écrit que “le grand tabou, aujourd’hui, me parait être, en cette affaire, celui entourant le comportement masculin face à la violence”. Voilà donc l’objet de “l’enquête”!

Armande Saint-Jean, elle, n’a pas besoin d’enquête pour soulever l’hypothèse d’un complot d’extermination contre les femmes:

“Il est inquiétant de constater la suprématie totale qu’exercent les males sur les sciences de la reproduction: insémination, culture de semences, fécondation en éprouvettes, cloning, etc. Le raffinement est tel qu’on peut craindre des menaces comme un éventuel gynocide ou une diminution importante de la proportion des femmes dans la société”.

Nous venons de quitter Salomon pour le chapitre de l’apocalypse.

Dans “Polytechnique, 6 décembre”, Louky Bersianik, convertie cette fois en Dame poétesse, verse au dossier un édifiant plaidoyer.

Le cœur flambant neuf
la cervelle rongée
par vingt cinq siècles de haine

Il y a un jeune homme qui t’aime
vêtu de terreur blanche
Ne cours pas à sa rencontre
ne tremble pas à sa vue

Il ne cherche que l’effroi
Il n’a qu’un seul désir
voir monter dans tes yeux
l’absolu de la peur

Il y a un chacal qui t’aime dangereusement
Il veut toucher ton cœur
et s’apprête aujourd’hui
à le cribler de balles

Attention
il y a un garçon qui t’aime
éperdument
tu es en danger

Il est né de l’homme sans fin
de la nuit des hantises
acharné à te détruire
de fond en comble
depuis ton premier jour

Ton corps est la portion
privilégié de l’espace
qu’il a choisie
pour t’anéantir
Il s’est donné pour mission
de nettoyer l’espèce
de ta tenace existence

Au cas où le message ne serait pas encore assez clair, l’illustre poète nous en explique le sens quelques pages plus loin:

“Est-ce l’amour que les hommes veulent détruire? Ces hommes qui nous haïssent jusqu’à nous tuer, nous leur avons donné l’hospitalité de notre corps alors qu’ils n’étaient rien, nous leur avons distribué chaque jour des parcelles de notre chair et de notre esprit pour qu’ils puissent venir au monde, nous les avons protégés, ils se sont nourris de notre humanité et de notre amour. On dirait que l’amour le plus grand, même le moins envahissant, ils ne supportent pas. Ils nous entrainent malgré nous dans une danse macabre, un pas en avant, deux pas en arrière, et nous jettent aux oubliettes ou dans la fosse aux lions avant la dernière mesure”.

En un mot, des sans-cœur! Suit évidemment l‘inévitable couplet sur la “violence généralisée” qui n’atteint que les femmes. Comme ça, c’est complet.

Dans Le Devoir du 20 décembre 1989, une lettre de Paul Chamberland nous campe à la perfection le manichéisme le plus classique:

“L’éthique de la violence, désormais carrément affichée, est celle des males telle qu’elle se reproduit sans interruption depuis des millénaires d’ordre patriarcal”. Des brutes de père en fils, quoi! Quant aux femmes, ce sont des anges de mère en fille: “Avec les femmes, c’est l’élément, la puissance du féminin du monde qui se trouve menacée. L’harmonie, la fécondité, la compassion, l’intelligence du cœur”. A vous faire regretter d’être né homme.

Élaine Audet, auteur, nous explique a quel point la vie est étrangère a l’homme:

“Pour l’homme patriarcal, l’urgence n’est pas la mort lente de la planète causée par la pollution ou la menace d’une catastrophe nucléaire, mais la vie qui pousse dans les fissures du système d’exploitation, cette vie qui n’a de sens que dans son mouvement de renouvellement, continuité que les femmes portent en elles et plus loin de génération en génération, et dont la nature a privé les hommes. Aliénation du cycle reproductif qui expliquerait peut-être leur misogynie ...”

Un peu plus loin, notre auteur lance une sommation: “Il importe plus que jamais que nous sachions, femmes et hommes, de quel côté nous nous situons, celui de la vie ou de la mort”.

Pour les hommes, on nous le répète assez dans ce livre, la question est réglée.

Suzanne Boisvert nous apprend dans le numéro 12 de La Vie en Rose que « des hommes nous mentent, qu’ils nous violent, qu’ils ont une haine profonde pour les femmes ». C’est d’ailleurs dans ce beau texte qu’elle propose l’usage de la violence contre les hommes.

Le procès de l’homme est d’abord basé sur le constat de la misogynie universelle, véritable péché originel masculin. Germaine Greer écrivait en 1970 dans “La femme eunuque”: “Les femmes ne se doutent pas à quel point les hommes les haïssent”. Le thème revient constamment sous la plume de Nicole Brossard.


CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 10 - Le procès de l’homme

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 9 - Le procès de l’homme

Ce jour-là, je marchais lentement, fidèle à cette habitude que j’avais prise de ne regarder que les femmes, comme pour me rassurer sur l’humanité


Nicole Brossard

Un jour, un jugement sera rendu par une Dame Salomon.

Elle tranchera le différent entre les sexes en renversant la situation tout simplement.

Puisque l’Homme se distingue par sa force musculaire et son agressivité maladive, qu’il serve aux travaux d’Hercule et qu’il s’exhibe dans les foires.


“Et puisque la femme se distingue par ses qualités humaines, que ce soit elle qui gouverne le monde”.


Le féminisme a instauré un véritable procès de l’homme.


Les Dames Salomon ont instruit le procès sous deux accusations majeures: violence généralisée et culte du pouvoir. Suivent des chefs d’accusation subsidiaires sur le savoir, la littérature, la langue, bref sur à peu près toutes les œuvres du Vilain.

Nous examinerons une à une les pièces du procès en commençant par la question de la violence.


Mais avant tout, il faut s’informer sur le contexte général du procès lui-même. Cela ressemble à une procédure d’Inquisition. Le Grand Inquisiteur jugeait du haut du trône incontestable du bon droit que confère la possession de la Vérité. Devant lui, l’Erreur, qui n’a pas de droit. Le Bien, le Mal.


Cela porte un nom: le manichéisme, soit la division du monde en bons et méchants. Tout le procès de l’homme sera fait sous le signe du manichéisme. Même en littérature, la Dame Salomon rejettera les œuvres prétentieuses des hommes pour nous faire découvrir la parole nouvelle des femmes.


Le plaidoyer féministe nous enseigne en gros que les valeurs des hommes sont celles de la domination, de l’agression et de la destruction. Les femmes incarnent, par contre, des valeurs de vie, de douceur et de compassion. Le mythe du bon sauvage qui fut tant en vogue au 18e siècle s’est converti en mythe de la femme bonne.
Ce mode simpliste de pensée n’est pas propre au féminisme. Les idéologies fonctionnent habituellement sur le même principe. Le Nazi a eu son Juif, le Communiste son Ennemi de classe, le Gauchiste son Impérialiste. La mobilisation des esprits ne saurait se faire, dirait-on, sans l’existence d’un grand Satan.
Le grand Satan du féminisme fait la guerre, bat les femmes, est assoiffé de pouvoir, détruit la planète, pervertit l‘art et la connaissance. C’est l’homme, c’est tous les hommes de tous les temps dont Marc Lépine n’est rien d’autre qu’une copie conforme.
Certaines Dames Salomon réclament, pour la forme, une enquête avant le procès. En décembre 89, Monique Bosco lançait une pétition pour exiger une enquête publique sur la tuerie de Polytechnique. Une enquête pour éclaircir quoi? La pétitionnaire ne le dit pas. Mais trois mois plus tard, elle écrit que “le grand tabou, aujourd’hui, me parait être, en cette affaire, celui entourant le comportement masculin face à la violence”. Voilà donc l’objet de “l’enquête”!
Armande Saint-Jean, elle, n’a pas besoin d’enquête pour soulever l’hypothèse d’un complot d’extermination contre les femmes:

“Il est inquiétant de constater la suprématie totale qu’exercent les males sur les sciences de la reproduction: insémination, culture de semences, fécondation en éprouvettes, cloning, etc. Le raffinement est tel qu’on peut craindre des menaces comme un éventuel gynocide ou une diminution importante de la proportion des femmes dans la société”.

Nous venons de quitter Salomon pour le chapitre de l’apocalypse.
Dans “Polytechnique, 6 décembre”, Louky Bersianik, convertie cette fois en Dame poétesse, verse au dossier un édifiant plaidoyer.

Le cœur flambant neuf
la cervelle rongée
par vingt cinq siècles de haine

Il y a un jeune homme qui t’aime
vêtu de terreur blanche
Ne cours pas à sa rencontre
ne tremble pas à sa vue

Il ne cherche que l’effroi Il n’a qu’un seul désir voir monter dans tes yeux l’absolu de la peur

Il y a un chacal qui t’aime dangereusement Il veut toucher ton cœur
et s’apprête aujourd’hui
à le cribler de balles

Attention il y a un garçon qui t’aime
éperdument tu es en danger

Il est né de l’homme sans fin
de la nuit des hantises
acharné à te détruire
de fond en comble
depuis ton premier jour

Ton corps est la portion
privilégié de l’espace
qu’il a choisie
pour t’anéantir
Il s’est donné pour mission
de nettoyer l’espèce
de ta tenace existence

Au cas où le message ne serait pas encore assez clair, l’illustre poète nous en explique le sens quelques pages plus loin:

“Est-ce l’amour que les hommes veulent détruire? Ces hommes qui nous haïssent jusqu’à nous tuer, nous leur avons donné l’hospitalité de notre corps alors qu’ils n’étaient rien, nous leur avons distribué chaque jour des parcelles de notre chair et de notre esprit pour qu’ils puissent venir au monde, nous les avons protégés, ils se sont nourris de notre humanité et de notre amour. On dirait que l’amour le plus grand, même le moins envahissant, ils ne supportent pas. Ils nous entrainent malgré nous dans une danse macabre, un pas en avant, deux pas en arrière, et nous jettent aux oubliettes ou dans la fosse aux lions avant la dernière mesure”.
En un mot, des sans-cœur! Suit évidemment l‘inévitable couplet sur la “violence généralisée” qui n’atteint que les femmes. Comme ça, c’est complet.
Dans Le Devoir du 20 décembre 1989, une lettre de Paul Chamberland nous campe à la perfection le manichéisme le plus classique:
“L’éthique de la violence, désormais carrément affichée, est celle des males telle qu’elle se reproduit sans interruption depuis des millénaires d’ordre patriarcal”. Des brutes de père en fils, quoi! Quant aux femmes, ce sont des anges de mère en fille: “Avec les femmes, c’est l’élément, la puissance du féminin du monde qui se trouve menacée. L’harmonie, la fécondité, la compassion, l’intelligence du cœur”. A vous faire regretter d’être né homme.
Élaine Audet, auteur, nous explique a quel point la vie est étrangère a l’homme:

“Pour l’homme patriarcal, l’urgence n’est pas la mort lente de la planète causée par la pollution ou la menace d’une catastrophe nucléaire, mais la vie qui pousse dans les fissures du système d’exploitation, cette vie qui n’a de sens que dans son mouvement de renouvellement, continuité que les femmes portent en elles et plus loin de génération en génération, et dont la nature a privé les hommes. Aliénation du cycle reproductif qui expliquerait peut-être leur misogynie ...”

Un peu plus loin, notre auteur lance une sommation: “Il importe plus que jamais que nous sachions, femmes et hommes, de quel côté nous nous situons, celui de la vie ou de la mort”.
Pour les hommes, on nous le répète assez dans ce livre, la question est réglée.
Suzanne Boisvert nous apprend dans le numéro 12 de La Vie en Rose que « des hommes nous mentent, qu’ils nous violent, qu’ils ont une haine profonde pour les femmes ». C’est d’ailleurs dans ce beau texte qu’elle propose l’usage de la violence contre les hommes.
Le procès de l’homme est d’abord basé sur le constat de la misogynie universelle, véritable péché originel masculin. Germaine Greer écrivait en 1970 dans “La femme eunuque”: “Les femmes ne se doutent pas à quel point les hommes les haïssent”. Le thème revient constamment sous la plume de Nicole Brossard.


CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 9 - L’idéologie

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 9 - L’idéologie

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le mouvement féministe.

Comme le mot le dit, un mouvement est une marche, une progression vers l’acquisition et un exercice réel de ses droits.

En ce sens, le mouvement féministe s’inscrit dans la logique même de la démocratie libérale et rien ne l’arrêtera.

Mon but n’est pas de discuter ou dévaluer ce féminisme-là.

Il se défend très bien sans moi.

Peut-on contester, par exemple, la réévaluation du contenu des emplois dans la fonction publique: pourquoi une infirmière gagnerait-elle moins qu’un plombier?

Voilà quelque chose de concret.

Ce qui l’est beaucoup moins, c’est le discours idéologique sur le pouvoir, la violence, le savoir et finalement sur la nature de l’homme.

Que nous dit-on?

Que l'homme est dévoré par la soif du pouvoir, qu’il en a fait le but ultime de l’existence et même un culte.

Tout est sacrifié à cette poursuite obsédée.

Cette maladie a tout perverti.

L’homme s’est mis à tout dominer et tout dégrader.

Aucun respect de la femme, viol de la nature, soumission du savoir au pouvoir, violence généralisée.

Bref: agression, domination, mort.

C’est ce que Lorraine Pagé appelle « les choix des hommes ».

Cette doctrine féministe s’exprime le plus souvent dans une langue outrancière, violente et accusatrice.

Il y en a de beaux exemples dans les discours entendus et lus depuis le 6 décembre 1989: Marc Lépine, le tireur de Poly, a agi comme agissent quotidiennement tous les hommes.

Les attaques qu’on se permet contre les hommes et que les journaux publient sans sourciller dépassent en sectarisme et en violence tous les discours plus ou moins racistes qu’on peut entendre dans notre société.

Devant ce monstre quotidien qu’est un homme, voici la femme, foncièrement bonne, douce, humanisante, réformatrice du savoir, respectueuse de la nature et de la vie.

C’est ce que Lorraine Pagé appelle « les choix des femmes ».

Qui nous apporte les belles valeurs qui sauveront l’humanité du pouvoir male?

Le féminisme. C’est là qu’est le salut.

Voila donc comment s'articule ce que j’appelle l'idéologie féministe.

Une idéologie, c’est-à-dire un système d’idées érigé en doctrine fermée, en pensée mécanique.

L’idéologie se traduit en langue sacrée, genre langue de bois magique: “valeurs patriarcales” “phallocentrisme”, “violence faite aux femmes”, “choix des femmes”, etc.

L’idéologie est toujours manichéenne (elle incarne la vie contre les forces du mal) et elle rend aveugle.

À tout le moins elle impose des œillères strictes.

Dans “La fascination du pouvoir”, Marilyn French réduit l’histoire des civilisations et l’évolution de la connaissance au simple développement, sans cesse plus raffiné, du culte du pouvoir.

Même la littérature, faite par les hommes, y est ramenée a un contenu mécaniste et dépourvu de sensibilité.

L’idéologie rend bête … mais elle rend aussi bien des services.

Elle met à sa disposition des esprits militants des formules toutes faites.

Elle élimine le doute, elle explique tout, elle a réponse a tout.

Avec votre kit de trois ou quatre idées sur le patriarcat, vous découvrirez la logique secrète de l’histoire de l’humanité.

Et permets a des intellectuels d’exercer leur pouvoir sur les esprits.

Elle autorise une authentique forme de terrorisme: qui ne pense pas comme nous est un chien.

Enfin, par sa nature de vérité incontestable, elle permet les défoulements de groupe.

On rejette sur les chiens la responsabilité de ses problèmes et de ses défaillances personnelles.

*

Voilà donc pourquoi il me parait évident qu’il s’est créé un très fort tabou féministe.

Les dévotes qui mènent cette cabale nous disent qu’au contraire, on tait leur propos, qu’il y a une grande conspiration du silence sur la question des femmes.

En fait, les journaux suivent de près, depuis plusieurs années et souvent avec zèle, toutes les manifestations et les campagnes autour de la cause des femmes.

Les « femmes battues » et les quelques autres qui ne le sont pas encore n’ont jamais eu autant de presse.

J’ai passé des journées à fouiller dans les coupures de presse du Conseil du statut de la femme à Québec.

La matière est archi abondante.

Les doctrinaires du féminisme sont en tous points semblables aux gauchistes de jadis.

Elles ont réussi à faire taire l’opposition à leur discours, en culpabilisant par avance les contradicteurs, mais elles soutiendront toujours qu’on les persécute.

Elles prétendent, par exemple, n’avoir pas été entendues à la suite de la tuerie de Polytechnique.

« Les médias, écrit Andrée Côté, ont évacué l’expertise féministe en matière de violence masculine ».

Quiconque prendra la peine, comme moi, de réunir les coupures de presse, constatera tout de suite le contraire.

Il comprendra surtout que “une expertise féministe” n’est rien d’autre qu’un procès contre tous les hommes, accusés globalement d’assassinat contre la femme et contre la vie.

“Il y a des salauds quelque part”, écrit Nicole Brossard.


CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 8 - La dévotion

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 8 - La dévotion

La dévotion a atteint un point culminant dans les mois qui ont suivi la tuerie de Polytechnique.

En l'espace de quelques semaines, en mars et en avril 1990, on a vu un grand journal comme La Presse consacrer dix pleines pages aux thèmes féministes, comme si nous étions à un tournant de l’histoire.

Quels événements cruciaux justifiaient une telle étendue de textes? Aucun.

Il s’agissait d’une fête institutionnalisée, le 8 mars, et de la célébration du 50e anniversaire du droit de vote des femmes.

Que l’on souligne ce genre “d’événements”, d’accord.

Mais que l’on y ait consacré plus d’espace et de commentaires qu'aux événements d’Europe de l'Est, à l’historique automne de 1989, révèle à quel point les esprits perdent toute balise normale quand il est question du discours féministe.

Le monde a tourné à l'automne 89.

Jacques Julliard et Edgar Morin y placent la borne finale du 20e siècle.

Une ère nouvelle a commence, le monde ne fonctionne plus comme avant.

Les grands journaux ont consacré des ressources considérables pour couvrir et expliquer ces événements jusqu’au printemps de 1990.

C’était justifié: le 20e siècle se terminait sous nos yeux.

Ici, on se concentre sur la question des femmes, sans grand événement justificatif, sans crise, mais avec ce sentiment diffus de la culpabilité et de l’hommage réparateur après la tuerie du 6 décembre.

Dévotion.

CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être.. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 7 - Mister Hyde

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 7 - Mister Hyde

J’ai été, il y a quelques années, tuteur pour des stagiaires africains en journalisme.


Il y avait à ce moment-là une telle campagne au sujet des femmes battues, que certains stagiaires m'ont posé des questions, un peu gênés d’ailleurs d’aborder un sujet qui avait l’air d’une véritable honte nationale.

Ils avaient l'impression que la règle ici était sans doute de battre sa femme comme on fait prendre l’air à son chien.

Quiconque débarque ici et s’en tient à la littérature féministe, en conclut que le Québec est à peu près l’équivalent pour les femmes de ce que fut la Kolyma pour les adversaires de Staline.

La survie y tient du miracle.

Encore beau qu’il nous reste quelques increvables “femelles” pour témoigner du carnage.

C’est à se demander quelle drogue euphorisante ont bien pu avaler les étrangères qui débarquent ici et qui trouvent que le Québécois est un des hommes les moins machos de la terre.

Il en serait même un peu timide.

Partout où les Québécois se retrouvent dans le monde, on les trouve plutôt doux, tolérants, peu portés sur les “trips” de pouvoir.

Le “male” québécois serait-il donc une sorte de Docteur Jekyll et Mr. Hyde?

Ange à l’étranger, monstre dans son pays?

Ou peut-être assistons-nous au même phénomène que dans les années 60-70, lorsque les Sartre et compagnie ont pu profiter de l’extrême tolérance des sociétés démocratiques pour tenir les propos les plus extravagants et justifier tous les terrorismes?

Parmi les terrorismes, il y a celui de la parole et il a tendance à fleurir là où il sait qu’on ne lui appliquera pas ses propres règles.

Dans les sociétés oppressives, l’opposition est une chose sérieuse et ceux qui la pratiquent tiennent en général des propos responsables et réalistes.

Les dissidents des anciens régimes communistes ne sont jamais tombés dans l’outrance verbale des gauchistes occidentaux.

La parole y gardait tout son sens et tout son poids.

Si les idéologues du féminisme peuvent décrire les hommes d’ici comme des masses de petits Marc Lépine, des monstres toujours susceptibles de liquider femmes et enfants - et tel est leur propos-, c’est qu’elles n’ont jamais vraiment senti le poids de l’oppression.

On ne peut être aussi globalement injuste que dans la gratuité et le sentiment de l’impunité.

Ce n’est pas un hasard si les propos les plus outranciers proviennent des enceintes douillettes des universités.

Quand on a assis sa ferveur révolutionnaire dans le fauteuil de la sécurité d’emploi à vie, il ne reste plus qu’à tirer par les fenêtres du château.

CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 6 - Un monde manichéen

LE MANIFESTE D'UN SALAUD 6 - Un monde manichéen

La Presse publie le dimanche une page écrite par des jeunes écoliers.

Le 11 février 1990, on retrouvait côte à côte un articulet d’une cégépienne et un autre d’un écolier de polyvalente.

Ce dernier écrit, sur le ton de l’évidence, que « comme nous le savons tous, la femme a été pendant des siècles au service de l’homme ».

Autre temps, autre catéchisme.

Rangeons cela dans le tiroir “dévotion”.

Mais on ne lui aurait certainement pas permis d’écrire sur les filles l’équivalent de ce qu’affirme la collégienne:

« Prétentieux, ambitieux, indépendants, égocentriques. Voilà quelques adjectifs que l’on peut attribuer aux gars. Si ces adjectifs ne vous conviennent pas, vous les filles, pour exprimer ce que vous pensez d’eux, alors choisissez-en d’autres parce que ce sont les seuls mots que j’ai pu trouver pour les décrire ».

Rangeons cela dans le tiroir du féminisme bien compris.

Le tabou idéologique est une sorte de baguette magique qui transforme la mesquinerie en bravoure.

Il permet toutes les transgressions pourvu qu’elles aillent dans le bon sens.

On a pu lire dans les journaux, pendant des années, des chroniques féministes où l’on se permettait n’importe quoi.

J’ai encore sous les yeux une de ces chroniques de la belle époque avec un titre comme une bannière de procession:

“Les femmes en ont assez de conjuguer a tous les temps le verbe aimer-à-sens-unique”. Sans blague!

Dans une autre chronique, on apprenait qu’il y avait des viols “tous les jours à tous les coins de rue”.

Où, dans un journal, aurait-on pu, ailleurs que sous la bannière du féminisme, se permettre une telle outrance?

Il va de soi que le monde est hostile, l'homme égoïste et cruel et que la femme s’y trouve comme une victime innocente en quête d'amour.

Les tabous créent toujours un monde manichéen.

A coté des sombres œuvres du male de l’espèce, apparaît l'œuvre salvatrice des femmes.

Une interview de Marilyn French publiée dans La Presse du 7 juin 1990 m’apprend que « tout ce que font les femmes est bien de toute façon ». Ben voyons!

Il faut lire dans « Polytechnique, 6 décembre », les articles publiés par les auteurs féministes sur la violence dans notre société.

Les Louky Bersianik, Simone Landry et autres vous feront frémir.

Nous vivons dans l’enfer, mes enfants!

A côté de ces récits, la description de la bataille de Stalingrad pourrait s’intituler « Les vacances de l’Armée rouge ».

Les médias font leur part dans la description de l’enfer.

On y trouve une véritable obsession sur les crimes à caractère sexuel.

Comme si nous vivions dans une société qui s'en fait une spécialité.

Ici on viole, on agresse, on bat et on “hache menu”, comme dit le chat botté.

Pourquoi n’y a t-il aucune obsession sur les suicides du métro? Sur le désespoir?

On lira bien sûr à la fin de l’année que la “violence faite aux femmes” a atteint de nouveaux sommets.

Évidemment! Le tabou est servi.

Pourtant une étude sérieuse des statistiques nous démontre que la violence est en régression et que ce sont les hommes qui en sont les premières victimes.

La question de la violence en est une des plus galvaudées par le discours idéologique féministe.

Sa façon d’aborder le problème des femmes battues relève de la fraude intellectuelle.

On tripote les statistiques, on joue sur le sens des mots et l’on aboutit au résultat souhaité: nous sommes un pays de batteurs de femmes.

Personne ne conteste. Tabou! Mea culpa!

J’examine dans ce livre la question de la violence, tant le contenu du discours féministe que les chiffres.

Il y a bien des mythes à dégonfler.

CA VA FAIRE! J’en ai assez entendu. Après la tuerie de 1’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, les grandes orgues du féminisme m’ont déversé sur la tête leurs tombereaux d’insanités. J’ai lu partout que je suis un salaud. Que j’ai tiré à Polytechnique. Qu’en plus du cochon, il y a en moi un Marc Lépine qui dort d’un œil seulement. Que je porte sur moi 25 siècles de haine contre les femmes.

D’accord! Je suis un salaud. Mais je ne me sens pas coupable et je ne demande aucun pardon. Salaud et content de l’être. Il ne reste qu’une chose à faire, c’est de le manifester. Voici le manifeste d’un salaud.

Roch Coté

Salaud et content de l’être

MANIFESTE D’UN SALAUD

Knock Me Up! :) Sperm Donor Wanted

Hey guys,

You gotta read this; spelling mistakes included.

What can say, but WOW!

There are some crazy broads out there!

Gerard

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Knock Me Up! :) Sperm Donor Wanted. Must love the big girls -- BBWs - w4m - 38 (Sherman Oaks)

Reply to: pers-734741580@craigslist.org
Date: 2008-06-27, 11:05AM PDT

Have you fantasized about having unprotected sex with a hot BBW? Would you consider being a sperm donor – helping a cool single woman with a good head on her shoulders have a child? Kill two birds with one stone!

If you are very smart, nice, fertile, under 35, exceptionally attractive, and
knowledgable about your family's genetics, I would be very interested in having ongoing, super safe, bareback sexual activity with you.

I am very pretty, a larger BBW, very busty, warm, smart, kind,
arsty, and cool, late thirties.

Please be tall (over 5'10"), in shape, totally healthy, and good looking. Also, so that this child looks something like me, please have fair to medium skin :). Light eyes are a definite bonus but absolutely not required (I have fair skin and blue eyes).

What’s in it for you?

1. Hot, regular, VERY safe sex for several months or more. What could be hotter and more accommodating than a girl trying to make you come inside of her on a regular basis
.

2. Knowing you’ve helped someone in a profound, deep way.

What about the long-term consequences?


Good question. As many sperm banks do, the child might want to meet you when s/he turns 18 years-old. You would sign a waiver giving up parental rights AND responsibilities, and I would simply get in touch with you 18 years later for a one time meeting, so that the child may know a bit more about his/her genetics or family history. The child would grow up knowing you were a sperm donor, or a “nice man who helped mommy make a baby,” and NOT a father.

FYI: Children born from donor insemination (DI), who were very wanted, and raised by a single, loving mother report being curious about their donor, and wanting to meet him/hang out with him, but not feeling abandoned or wishing their donor had been in their lives (as children whose fathers leave, die, or divorce sometimes do). I have read several studies, and talked to several DI children, and would be happy to share with you (CL doesn't let me link inside this post, but feel free to write me for links).

Please think this through a bit before responding.

Please also be 100% serious and for real, if you respond. I have been tested for every STD known to human, and I’m totally clean. You will also need to get STD testing, and a semen analysis (which I'll gladly reimburse you for).

I know this is a weird post, but it is serious and real. I've done some pretty extraordinary things for people in my life, and I've see people do extraordinary things for others. I know there are some amazing people out there willing to do some pretty awesome things, so I thought, why not try this? If you think you might want to help someone, if you are smart, and warm, attractive, and if you would like an ongoing, hot, sexual relationship with a BBW, please get in touch with a photo, and a detailed reply. I will write back to *anyone* who is serious, genuine, detailed, and fits what I've asked for. I am all of those things.

I've met a few amazing guys already, but between testing, screening, and the normal craigslist flake factor, it's hard to know who is ultimately for real, and reliable.

If you respond, please be ready and willing to:

      write a detailed email to me; exchange clear pictures of us that don't look like we're celebrities trying to hide our identity ;); IM and phone within a day or so; meet soon after that, and, if we want to move forward, go to Planned Parenthood, or your doctor (I'll reimburse you for your insurance co-pay, or the Planned Parenthood fee) to get all of your testing done a day or two later, all before getting hot and dirty.

Thanks for taking the time to read this, and to consider helping a girl out :).

http://www.971freefm.com/pages/4096.php

2008/06/24

Decline and fall of the New York Times

Decline and fall of the New York Times

Another milepost is passed in the fall of the house of Sulzberger, as a major publisher of conservative books announces it will no longer send review copies to the New York Times. Roger Kimball, the estimable head of Encounter Books, announces:

      Beginning today, June 23, 2008, Encounter Books will no longer send its books to The New York Times for review. Of course, the editors at the Times are welcome to trot down to their local book emporium or visit Amazon.com to purchase our books, but we won't be sending gratis advance copies to them any longer.

      "But wait," you might be thinking, "I don't recall the Times reviewing titles from Encounter Books." Precisely! By and large, they don't, at least in recent years. That's part of the calculation: why bother to send them books that they studiously ignore?

      In the last month, Encounter has had two titles on the extended New York Times best-seller list: Climate Confusion: How Global Warming Hysteria Leads to Bad Science, Pandering Politicians and Misguided Policies that Hurt the Poor by Roy Spencer, and Willful Blindness: A Memoir of the Jihad, by Andrew C. McCarthy.

      But that list is the only place you will find these books mentioned in the pages of The New York Times. We've also published other brisk-selling books that the Times has ignored....

But there is more than sour grapes or a purely probability-based calculation at work here. Kimball notes:

Once upon a time, and not that long ago, it meant something if your book was reviewed in The New York Times Book Review.

A Times review imparted a vital existential certification as well as a commercial boost. Is that still the case? Less and less, I believe.

      The Times in general has lost influence as the paper has receded into parochial, left-liberal boosterism and politically correct reportage. And where its news and comment have become increasingly politicized, its cultural coverage has become increasingly superficial and increasingly captive of establishment, i.e., left-liberal, pieties and "lifestyle" radicalism.

      Sure, a positive review in the Times still helps sell books. But it's quite clear that books from Encounter won't be getting those reviews, so it is pointless for us to send copies of our books to the Times-worse than pointless, because by so doing we help to perpetuate the charade that the Book Review is anything like even-handed in its treatment of conservative books.

      There is also this fact: the real impetus in selling books has decisively shifted away from legacy outlets like The New York Times towards the pluralistic universe of talk radio and the "blogosphere."

That is why Encounter can see its books on the Times' bestseller list without ever making it into the paper's review columns.

      Like the little boy pointing out the emperor has no clothes, Roger Kimball is pointing out that the NYT no longer has the power to make or break books. That is what happens when an heir who never grew out of the 1960s takes over and ruins a patrimony handed him on a silver platter because it was his "turn."

http://www.americanthinker.com/blog/2008/06/decline_and_fall_of_the_new_yo.html

Chronique d'une mort annoncée

CHRONIQUE D'UNE MORT ANNONCÉE

Le New York Times, le GRAND journal « progressiste » (i.e. gauchiste) américain se meurt à petit feu.

Sous la direction de « Pinch » Sulzberger, un gauchiste qui est reste « bloqué » dans les années 60, le Times périclite.

Depuis un siècle, le Times a donné la direction à suivre à la presse libérale (gauchiste).

Le Times, comme un canarie dans une mine, « prédit » l'avenir mortel pour tous ces journaux incapables de s'adapter à l'ère de démocratie médiatique qu'a initié l'Internet.

Voici le dernier chapitre de la « Chute de la Maison de Sulzberger ».

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Decline and fall of the New York Times

Another milepost is passed in the fall of the house of Sulzberger, as a major publisher of conservative books announces it will no longer send review copies to the New York Times. Roger Kimball, the estimable head of Encounter Books, announces:

      Beginning today, June 23, 2008, Encounter Books will no longer send its books to The New York Times for review. Of course, the editors at the Times are welcome to trot down to their local book emporium or visit Amazon.com to purchase our books, but we won't be sending gratis advance copies to them any longer.

      "But wait," you might be thinking, "I don't recall the Times reviewing titles from Encounter Books." Precisely! By and large, they don't, at least in recent years. That's part of the calculation: why bother to send them books that they studiously ignore?

      In the last month, Encounter has had two titles on the extended New York Times best-seller list: Climate Confusion: How Global Warming Hysteria Leads to Bad Science, Pandering Politicians and Misguided Policies that Hurt the Poor by Roy Spencer, and Willful Blindness: A Memoir of the Jihad, by Andrew C. McCarthy.

      But that list is the only place you will find these books mentioned in the pages of The New York Times. We've also published other brisk-selling books that the Times has ignored....

But there is more than sour grapes or a purely probability-based calculation at work here. Kimball notes:

Once upon a time, and not that long ago, it meant something if your book was reviewed in The New York Times Book Review.

A Times review imparted a vital existential certification as well as a commercial boost. Is that still the case? Less and less, I believe.

      The Times in general has lost influence as the paper has receded into parochial, left-liberal boosterism and politically correct reportage. And where its news and comment have become increasingly politicized, its cultural coverage has become increasingly superficial and increasingly captive of establishment, i.e., left-liberal, pieties and "lifestyle" radicalism.

      Sure, a positive review in the Times still helps sell books. But it's quite clear that books from Encounter won't be getting those reviews, so it is pointless for us to send copies of our books to the Times-worse than pointless, because by so doing we help to perpetuate the charade that the Book Review is anything like even-handed in its treatment of conservative books.

      There is also this fact: the real impetus in selling books has decisively shifted away from legacy outlets like The New York Times towards the pluralistic universe of talk radio and the "blogosphere."

That is why Encounter can see its books on the Times' bestseller list without ever making it into the paper's review columns.

      Like the little boy pointing out the emperor has no clothes, Roger Kimball is pointing out that the NYT no longer has the power to make or break books. That is what happens when an heir who never grew out of the 1960s takes over and ruins a patrimony handed him on a silver platter because it was his "turn."

http://www.americanthinker.com/blog/2008/06/decline_and_fall_of_the_new_yo.html